Comment éviter de surconsommer?

La surconsommation, c’est le fait de consommer plus que ce qui nous est nécessaire. Cette mauvaise habitude fait en sorte que nous générons une quantité excessive de déchets et comme nous le savons, les déchets polluent. Ainsi, c’est un sujet très commun et très sérieux d’ailleurs. Tout le monde, y compris moi-même, a tendance à surconsommer. Personne n’est parfait. Mais on peut s’améliorer et tendre vers le zéro déchet!

La solution est très très simple!

Il suffit de se poser LA question fondamentale lors de nos achats quotidiens : est-ce que c’est vraiment nécessaire? Dans la majorité des cas, la réponse est non! Ce que j’entends par nécessaire c’est : est-ce que cet achat répond à un besoin de base pour notre bien-être (se nourrir, se vêtir, se loger, se divertir) et est-ce que cet achat ne remplacera pas un produit que je possède déjà ? Nous avons souvent tendance à vouloir remplacer des choses que nous avons déjà et qui nous rendent le même service. Pourquoi? Tout simplement parce que nous nous laissons convaincre par la publicité! Cet achat va changer ma vie! Détrompez-vous, elle changera peut-être votre vie dans les premiers jours de l’achat, mais elle finira par perdre son attrait et vous voudrez alors le remplacer à nouveau! 

Depuis que j’applique cette formule, je me suis évité bien des dépenses monétaires et, au grand bonheur de mère Nature, je lui ai rendu service!

Et vous, est-ce que vous vous posez souvent cette question?

Bienvenue sur mon blogue!

Bonjour à vous chers lecteurs!

Je me présente, Mari-Ève Lindsay! Je suis maître en environnement, biologiste et technicienne en santé animale.

Cela fait plusieurs années que j’entends les gens se questionner face à tout ce qui touche l’environnement. Chacun se fait sa propre idée qui, il faut se le dire, n’est pas toujours très bonne ni même réaliste! Les médias d’actualités font leur possible pour informer le monde, mais bien souvent il manque de vulgarisation ou de complément d’information.

C’est pourquoi j’ai entrepris ce blogue! Mon but est d’abord de vulgariser l’actualité en environnement avec, en supplément, une touche de mon savoir. Ensuite, mon but est de partager avec vous des trucs et astuces écoresponsables que vous, chers lecteurs, pouvez appliquer dans votre vie quotidienne.

Au final, ce que je souhaite de tout mon cœur, c’est vous informer et vous outiller avec des articles faciles et légers à lire!

Bonne lecture!

P.S. : Si vous avez envie que je parle d’un sujet en particulier, écrivez moi dans la rubrique « Vous avez des suggestions? » .

Réduire à la source

On entend tout le temps parler de réduction à la source. Mais c’est quoi au juste?

Réduction à la source veut dire repenser l’utilisation de nos produits et choisir ceux qui génèreront le moins de déchets (matières recyclables comprises). Parce que même si utiliser une matière recyclable et la recycler c’est bien, c’est encore mieux de ne pas en utiliser du tout!

Mais ce n’est pas toujours facile de mettre en pratique le concept! Alors voici quelques exemples du quotidien :

  • Utiliser des sacs réutilisables pour transporter ce que l’on désire, que ce soit l’épicerie, des objets à donner, les cannettes dédiées à la consigne, etc.
  • Remplacer nos rasoirs jetables par des rasoirs réutilisables.
  • Bannir les cups de café et utiliser un cup de café réutilisable.
  • Ne pas utiliser de sacs de plastique dans la section des fruits et légumes à l’épicerie. Bien souvent, c’est un réflexe, mais est-ce vraiment nécessaire de mettre trois pommes dans un petit sac alors qu’elles seront de toute façon mises dans un sac de transport à la caisse?
  • Acheter usagé. Aussi étonnant que ça puisse paraîtres, reprendre un objet usagé au lieu d’en acheter un neuf, c’est éviter de générer des déchets supplémentaires par la valorisation d’un produit déjà en service qui, bien souvent, est presque neuf!
  • Transporter sa tasse de café thermo pour la faire remplir au Tim Horton ou au McDonald!
  • Utiliser une bouteille d’eau réutilisable.
  • Bannir le plastique numéro 6, c’est-à-dire le polystyrène ou « styromousse ». Trop peu de villes le recyclent pour le moment. Alors, éliminons ce déchet de nos poubelles!!
  • Utiliser de la vaisselle lavable et bannir l’utilisation de vaisselle jetable.

Il y a des millions d’exemples! Partagez les vôtres avec moi!

Pénurie d’eau sur Terre

Le 19 mars dernier, TVA Nouvelles publiait un article qui avait pour titre « La Terre pourrait bientôt manquer d’eau ». Globalement, ce qui est dit, c’est que la ressource en eau douce commence à se faire rare sur la Terre et donc que les sècheresses augmentent. Tellement que certains pays comme l’Afrique du Sud commencent à manquer d’eau sur des périodes de temps de plus en plus longues!

En fait, ce sont 3,6 milliards de personnes qui manquent d’eau au moins un mois par an. Seriez-vous capable de vous priver d’eau pendant un mois? Bien sûr que non! Pourtant, c’est ce qui nous pend au bout du nez, car les changements climatiques et la pression démographique, c’est-à-dire la croissance de la population en fonction des ressources disponibles, sont bien présents et menacent notre avenir.

Quoi faire alors?

C’est ce qui a été discuté lors du premier Forum international de l’eau ou beaucoup de personnes importantes étaient présentes. Ce qu’il faut faire, c’est apprendre à bien gérer l’eau et à la partager. Pourquoi? Pour deux raisons. Premièrement, parce que les eaux usées industrielles et municipales ainsi que les produits chimiques agricoles détériorent la qualité de l’eau disponible. Deuxièmement, parce que les réserves souterraines d’eau s’assèchent et que certains sont plus touchés que d’autres.

La meilleure proposition abordée vient de l’ONU : l’utilisation de « solutions vertes », c’est-à-dire des solutions qui s’inspirent de la nature plutôt que des solutions qui la détériore, comme les barrages et les stations d’épuration. Un bel exemple, c’est la ville de New York! Grâce à sa politique de protection des trois bassins versants (territoires dont l’eau s’écoule vers un cours d’eau commun) qui l’alimentent et à une rémunération des agriculteurs qui exercent de bonnes pratiques, la municipalité reçoit l’eau la plus propre des États-Unis! Le plus cool, c’est qu’elle économise 300 millions de dollars par année sur son traitement!

La conclusion à retenir pour le Québec

Notre province doit faire sa part! 3 % des réserves en eau douce renouvelable de la planète se trouvent dans notre belle province. De ce montant, environ 40 % de cette eau se concentre dans le bassin hydrographique du Saint-Laurent, qui est la source d’approvisionnement de près de la moitié des Québécois.

La qualité des eaux du fleuve Saint-Laurent est maintenant qualifiée de bonne à intermédiaire. Toutefois, il demeure que des polluants y sont toujours présents. Les polluants émergents, comme les stéroïdes, les médicaments (hormones et antibiotiques), les désinfectants, etc. De plus, les surverses d’eaux usées sont encore trop présentes! À elle seule, la Ville de Québec a déversé 5 milliards de litres d’eaux usées sans traitement dans le fleuve Saint-Laurent et la rivière Saint-Charles.

Le Québec est chanceux de vivre dans l’abondance d’eau. Il devrait chérir cette ressource et tout faire pour la préserver et l’économiser! Nous les Québécois, nous devrions encourager le gouvernement à suivre l’exemple de New York, mais surtout nous devrions apprendre à économiser l’eau dans notre quotidien.

Références :